À propos

Conférences graphiques

 Nouvelles

À découvrir
L’inconnu derrière le logo
imagemenu
« FIRST PERSON : GARY ANDERSON »
Article du Financial Times
FT.com

Ci-dessus, image de g. : Gary Anderson (barbu) devant son dessin, image de dr. : son dessin original à l’encre noire. Photos : G. Anderson, reproduites sous licence Creative Commons

Certes ce n’est pas une exclusivité : l’article du Financial Times date du mois de mai. La revue Print en avait aussi parlé… en 1992 – là c’était une exclusivité. Et comme on n’en reparlera vraisemblablement pas avant de longues années, prenez bonne note : l’un des logos les plus célèbres et les plus reproduits au monde, équivalent en notoriété à ceux des plus grandes marques commerciales, ce petit symbole qu’on voit sur tous nos emballages recyclables a été créé par un homme qui a un nom. Il s’appelle Gary Anderson. Il l’a dessiné alors qu’il était étudiant en architecture à Los Angeles en 1970, lors d’un concours lancé par la Container Corporation of America (CCA). Cette société lui a attribué le premier prix, d’environ 2 000 $, et en a ensuite indiqué l’origine comme provenant de son département graphique.

Aucune acrimonie chez Gary Anderson. Il reconnaît n’y avoir travaillé qu’environ deux jours, à partir d’un exercice du cours de graphisme précédemment fait pour symboliser le recyclage des eaux. On lit souvent que ce logo reproduit l’effet du ruban à une seule face de Möbius, mais Gary Anderson lui-même n’y fait pas allusion. Il explique avoir été inspiré par la vue du trajet du papier dans les rouleaux d’une imprimerie.

Sa carrière ayant ensuite été essentiellement consacrée à l’urbanisme et à l’ingénierie, parfois dans le secteur de la défense, il avoue qu’il n’a jamais réclamé la paternité de ce logo : ça aurait pu le faire passer pour un baba cool, en tant qu’écolo comme en tant que graphiste (c’est de lui !). Mais il se satisfait d’avoir apporté sa petite pierre à l’édifice de la protection de la nature. Vous penserez certainement à lui à l’ouverture du prochain paquet de gâteaux...

Lien : l’article du Financial Times