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 Conférences graphiques

The Penrose Annual (1968)
La revue scientifique des arts et des industries graphiques
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THE PENROSE ANNUAL 1968, vol. 61
Collectif, édité par Herbert Spencer, Londres, Percy Lund, Humphries & Co Ltd, 1968
1 VOLUME, FORMAT 21 x 29,7 CM 

Combien d’entre vous, lecteurs, ont déjà regardé à la loupe ou au compte-fil des « imprimés de tous les jours » comme des billets de banque ou des timbres, pour ne pas parler du journal quotidien ? Quelques doigts se lèvent pour les timbres ? Pour le reste, avouons-le : c’est plus rare. Pourtant le spécialiste y observera les variations du détail infinitésimal dont il doit assurer la reproduction dans la chaîne graphique. L’étudiant apprendra à aiguiser son attention. L’amateur y découvrira quant à lui la féérie d’un univers véritablement infini.

La revue annuelle The Penrose Annual fut publiée de 1895 à 1982. Elle est toujours considérée comme une référence aujourd’hui, pour la qualité des ses auteurs et de leurs articles, dont des monographies, dossiers ou études qui font autorité sur des sujets très pointus. Ainsi ce numéro de 1968 nous offre-t-il des papiers très complets sur l’impression fiduciaire, philatélique, le packaging  (v. photos ci-dessus), différentes techniques de photographie et de photogravure, la numérisation de documents et de données au British Museum (quarante ans avant Google Books), l’harmonisation des systèmes informatiques de composition typographique, ou encore une contribution de John Dreyfuss sur la police Sabon, de ses origines historiques à la version que venait de dessiner le graphiste Jan Tschichold.

The Penrose Annual était aussi un must en matière de fabrication : sa maquette avait été révolutionnée dès 1938 par ce même Jan Tschichold, puis H. Spencer en a assuré une direction artistique ferme de 1964 à 1973. Ses cahiers sont imprimés en noir et en quadrichromie, mais aussi en plusieurs ton directs, en couleurs métalliques, des éléments gaufrés (ci-dessus : page des timbres), des pages découpées à la forme, d’autres cartonnées ou imprimées sur papiers spéciaux sont encartées… La dernière partie en est à ce titre la plus riche, puisque toutes les annonces publicitaires y ont été regroupées : imprimeurs, façonniers, fonderies typographiques, agences ou studios publicitaires, photographes, fabricants de matériels, machines, films, encres, pigments, papiers, etc.

L’ensemble du volume est une mine d’informations et un recueil de trésors visuels que – un peu comme ces pages ? – l’on pourra se contenter de regarder sans lire si on n’est pas spécialiste ;-)